En pleine période de mobilisation populaire, à la veille des manifestations du 24 octobre, un criminel raciste, animé par les mots d’ordre islamophobes du Rassemblement national et du reste de la droite et de l’extrême droite, a voulu se livrer à un crime de masse à Trappes, ville populaire des Yvelines, dans la banlieue parisienne. Ce meurtrier s’est livré à plusieurs fusillades avec un pistolet mitrailleur et a réussi à assassiner un homme, Pengo Bossio Wangi, un Français noir de 26 ans, à en blesser sept autres, dont plusieurs lourdement, en particulier une petite fille de 12 ans, portant un foulard sur sa tête. Le meurtrier a déclaré avoir volontairement ciblé des gens qui lui semblaient « Nord-Africains ou Noirs africains ».

Résidant dans une autre commune des Yvelines du nom de Plaisir, il a choisi délibérément la ville de Trappes. Selon une enquête menée par Mediapart auprès de son entourage, il se nourrissait aux réseaux sociaux et aux vidéos racistes, penchant tout d’abord vers la haine des juifs, avec les vidéos de Soral et de Dieudonné, rêvant d’assassinats comme ceux, commis en 2015, contre des clients juifs de l’Hyper Cacher, magasin aux portes de Paris. Il s’est ensuite orienté vers une haine des Arabes, revendiquant sa sympathie pour le Rassemblement national. Il avait ainsi fait imprimer lui-même du matériel militant avec des affichettes avec le sigle RN.
Quand le racisme propagé par le RN tue
Depuis plus de 30 ans, le FN puis le RN ont systématiquement ciblé les communes populaires, où vivent des familles originaires du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne : Roubaix, Saint-Denis, Trappes, Vénissieux, Vaulx-en-Velin, les quartiers nord de Marseille… Tout autant de « zones de non-droit » selon beaucoup de médias et de responsables politiques. En 1996, Jean-Marie Le Pen clamait : « On vous a rendu l’Algérie, rendez-nous Roubaix ! » 26 ans plus tard, Marine Le Pen disait : « Si on laisse faire ça, demain, il y aura 100 villes comme Roubaix, puis 10 000 villes. Il y a donc, objectivement, une urgence ».
En région parisienne, Trappes est devenue, la cible principale de cette campagne raciste nauséabonde. En 2021, Marine Le Pen écrivait sur Twitter : « En 30 ans, Trappes est devenue un territoire perdu de la République, sous le poids d’une immigration massive. L’immigration massive a été le moteur de la montée en puissance de l’islamisme dans notre pays. » Jordan Bardella a surenchéri à plusieurs reprises, notamment en 2022, après l’élection d’Ali Rabeh candidat de Génération-s élu maire de Trappes en 2020 :« Trappes est une petite République islamique en miniature ».

Ce drame est donc arrivé dans un contexte où ces discours des dirigeants actuels du RN peuvent se répandre dans les médias, sans entraîner les réactions qu’entraînaient encore les déclarations de Jean Marie Le Pen dans les années 90. La raison en est simple. Les directions politiques, dans leur grande majorité, assument désormais d’intégrer l’extrême droite, le RN, comme une force politique respectable avec qui des accords de gouvernement peuvent se nouer et qui, même, comme en Italie, peut assumer la direction d’un gouvernement. Ceci implique évidemment de rompre définitivement avec ce qui subsiste des pratiques, mises en place depuis des décennies et plus ou moins assumées à droite, d’isolement du RN, du refus de toute alliance avec lui.
Cette digue contre le RN (dont avait bénéficié à deux reprises Macron pour se faire élire aux présidentielles de 2017 et 2022), avait encore fonctionné pour les législatives de 2024 permettant, grâce à de nombreux désistements, d’éviter une majorité de députés RN à l’Assemblée nationale. Mais le Nouveau Front Populaire et La France insoumise étaient sortie vainqueure de cette phase, et la droite comme les macronistes se trouvaient déstabilisés, avec la présence d’une majorité relative antiaustérité à l’Assemblée nationale. Dès lors, les deux dernières années ont vu, de pair avec la légitimation du RN, s’afficher dans les médias et dans le camp de Macron un mantra obsédant, associant par quelques formules répétées LFI et Mélenchon à l’antisémitisme, à la violence et aux ennemis de la démocratie.
Haro sur la Frande insoumise
Ostraciser, insulter, diaboliser la France insoumise pour répandre ce mantra et développer chez le maximum de gens un réflexe pavlovien créant, dès la mention même de LFI ou de Mélenchon, un sentiment de dégoût et de rejet. Cela a eu son petit effet au sein du Parti socialiste, puisque, à peine deux ans après l’alliance victorieuse du NFP en 2024 (et alors qu’aucun événement politique important n’était arrivé depuis lors, justifiant cela), un grand nombre de ses responsables en sont venus à dire qu’il serait hors de question de se désister pour Mélenchon ou un candidat LFI face au RN à de prochaines élections.
Cette obsession, cette logorrhée anti-LFI, autrefois essentiellement le fait de CNews — la chaîne de propagande du milliardaire Bolloré —, s’est largement répandue dans le reste des médias. Donc, une symétrie s’est bien installée entre des certificats de respectabilité attribués sans cesse au RN, parti de l’ordre (en effaçant soigneusement toutes les insultes et provocations racistes, les racines toujours bien plantées qui rattachent ce parti au fascisme et à ses obsessions criminelles) et des anathèmes vouant à la malédiction et excluant LFI de « la communauté démocratique ».

Le drame de Trappes a fortement ébranlé ce système nauséabond par lequel a été diffusée une lâche complaisance alors que les mots, les slogans racistes viennent de tuer et de manquer provoquer un massacre de masse, puisque le tueur a tiré 128 projectiles. Ce drame a suscité une large mobilisation de la population, des élans de solidarité à Trappes même, le lendemain de l’attentat, alors qu’à Orléans, une manifestation de 26 000 personnes contre le congrès du Rassemblement national renforçait ses rangs et sa volonté de créer un front anti-RN et une véritable unité des forces sociales et politiques à gauche. Il s’en est suivi un rassemblement de 12 000 personnes à Trappes le 30 octobre.
Malgré cela, avec un cynisme sans borne, Macron et Lecornu ont certes condamné l’attentat de Trappes, mais Lecornu a osé comparer la mort de Pengo Bossio Wangi à celle du militant néofasciste Quentin Deranque, ayant succombé de ses blessures à la tête, reçues lors de l’affrontement entre son groupe avec des militants de gauche. Quant à Macron il a persisté dans la symétrie comparant le racisme criminel de l’extrême droite au supposé antisémitisme à gauche. Faire cela, c’est volontairement effacer le danger mortel que représente l’extrême droite.
Depuis, évidemment, médias et gouvernement cherchent à mettre le couvercle sur ce drame qui devrait pourtant imposer de réduire au silence les mots et les insultes islamophobes. Comme le dit Ali Rabeh, le maire de Trappes, le racisme, l’islamophobie, la théorie du grand remplacement, ce ne sont pas des idées, des opinions : ils constituent des délits qui devraient être traités comme tels pour en finir avec la banalisation de ces idées qui mènent à la discrimination, au racisme quotidien, aux insultes et aux meurtres. Dire que les juifs dirigent le monde est, à juste titre, condamné par la loi contre l’antisémitisme. L’affirmation que les Arabes et les Noirs vont remplacer les Blancs en France représente-elle moins un délit ?
Le soulèvement social s’inscrit dans la durée
C’est dans ce contexte que, depuis le 17 octobre, Macron et son gouvernement sont confrontés à une épreuve de force dans la rue, avec deux nouvelles grandes journées de manifestations les 24 et 31 octobre — qui, malgré les interdictions et le matraquage anxiogène, ont rassemblé 800 000, puis 500 000 personnes — et l’approche du 5 novembre, grande journée de mobilisation et de grève générale appelée par les syndicats depuis un mois et auxquelles convoquent aussi les Gilets jaunes et les organisations de jeunesse.
Le gouvernement crée en pratique un climat de violence, de répression, décrivant le pays comme au bord du chaos, en proie à des hordes d’ultragauches. Pour cela, les médias reprennent en boucle, depuis quinze jours, des scènes de « violences urbaines », des témoignages de policiers décrivant leurs préparatifs pour « le maintien de la sécurité », de commerçants décrivant le pillage de leur magasin… et insistent sur nécessité du « maintien de l’ordre ».

C’est au nom de la liberté du commerce et de la protection des commerçants que de nombreuses manifestations ont été interdites, les 24 et 31 octobre, que des parcours éloignés des centres-villes ont été imposés, que des couvre-feux locaux ont été instaurés. C’est au nom des risques d’émeutes que le ministre de l’Intérieur a pris des arrêtés assignant à domicile, et interdisant de manifester des militant·es écologistes ou syndicaux en leur appliquant des mesures relevant, d’après la loi, de la lutte contre le terrorisme. De même, le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a poussé à la prolongation des gardes à vue à 72 heures pour les jeunes interpellés, y compris pour les mineurs, prolongation prévue par la loi seulement dans le cadre de la lutte contre le crime organisé.
Quatre rapporteurs de l’ONU ont publié des observations et recommandations le 28 octobre, se disant consternés par la répression des manifestations étudiantes. « Le recours à la force, violences et interpellations massives ne sont pas des réponses appropriées à un mouvement social de contestation… ». Tous ces glissements juridiques, ces décisions d’exception traduisent l’impasse politique d’un gouvernement dos au mur, cherchant à étouffer le mouvement, à le discréditer, et surtout à faire peur en décuplant la répression. Cette répression, ce climat anxiogène, ces nombreuses mutilations d’œil ou de bras, de mâchoires, subies par de nombreux-ses jeunes contrastent pourtant avec le caractère joyeux des mobilisations, dont témoigne le ton humoristique des mots d’ordre des pancartes et des chansons qui parsèment les cortèges de la jeunesse, malgré les lacrymogènes et les matraques. Cette sérénité joyeuse, mais sérieuse dans ses exigences, est aux antipodes d’un gouvernement aux abois qui cherche tous les moyens de se sortir de la nasse dans laquelle l’enferme aujourd’hui le mouvement.
Il apporte d’autant plus une réponse sécuritaire et répressive qu’il est le dos au mur, ne voulant pas remettre en cause une politique économique totalement dévouée aux intérêts des grands groupes capitalistes et une politique sociale visant à démanteler les services publics et les systèmes sociaux. Dans son projet de budget, Lecornu propose encore de réduire les APL (Aides personnalisées au logement), les allocations familiales et les retraites. Or, ce sont pour l’essentiel des prestations auxquelles les salarié·es ont normalement droit sur la part socialisée de leur salaire, mais qui, depuis 1995, sont absorbées par le budget de l’État. Il reçoit en retour une violence dans la rue qui reflète celle qu’exerce sa police, de même que la violence sociale quotidienne que sa politique fait subir à des millions d’hommes et de femmes des classes populaires.
Macron et Lecornu se servent de la police (et bientôt peut-être de l’armée) pour défendre une politique de classe et se servent des « petits commerçants », dont la protection a été prise comme prétexte vertueux, utilisant cyniquement une catégorie sociale qui — en ce qui concerne les véritables boutiques d’artisans et de commerces indépendants — est tout aussi méprisée par le pouvoir macronien. Loin d’être traitées de la même manière que les grands groupes capitalistes, dont elles se sentent parfois solidaires, les petites entreprises artisanales et les commerces de détail et de proximité (ayant moins de trois salarié·es) voient leur situation se dégrader d’année en année, 14 162 défaillances en 2025, +5 % par rapport à 2024. Ces commerces sont souvent touchés de plein fouet par la baisse du pouvoir d’achat, le commerce en ligne et le développement des centres commerciaux autour des grands distributeurs et hors des centres-villes. Évidemment, ils ne sont en rien bénéficiaires des centaines de milliards dont bénéficient les grands groupes. Les conséquences des politiques ultralibérales sont beaucoup plus destructrices pour ces secteurs que les 1 160 commerces des centres-villes de Paris (dont beaucoup sont des enseignes de grands groupes), Marseille et Bordeaux, fortement touchées par des dégradations et des mises à sac.

Toutefois, après avoir traité avec mépris et violences le mouvement lycéen issu des quartiers populaires, la généralisation du mouvement à toute la jeunesse scolarisée en octobre, la puissance du 17 octobre a obligé le gouvernement à entr’ouvrir la porte à quelques concessions. Celles-ci ont été annoncées le 26 octobre. Et dans le même temps, cela conduit le gouvernement à un comportement d’une grande duplicité dans son attitude à l’égard des réseaux sociaux. Le 17 octobre, le média en ligne Blast a rendu publique une lettre de Lecornu aux dirigeants des quatre fournisseurs d’accès internet (FAI), Orange, Bouygues, Free et SFR, leur demandant de se tenir prêts à couper les accès à TikTok, Snapchat et Instagram, le jour de la manifestation du 24 octobre : « Je demande, si j’en donne l’instruction, de procéder sans délai à la suspension temporaire des services concernés ». Lecornu demandait aussi à ses interlocuteurs de « garder la confidentialité nécessaire à la préparation de cette mesure ».
Il invoquait évidemment les risques de « leviers de coordination opérationnelle des violences. » Dans une attitude cauteleuse, quelques heures avant de recevoir les organisations de jeunesse, le même Lecornu, accompagné des ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, recevait huit influenceur·ces pour leur demander de se faire l’écho des mesures annoncées pour la jeunesse, avant même de recevoir les organisations de jeunesse, espérant ainsi les bypasser. La veille, en déplacement à Marseille, Macron n’hésitait pas pourtant à dire : « Les réseaux sociaux abîment notre société ». Cette misérable manœuvre, marquant un mépris cynique pour les organisations de jeunesse, aura fait long feu. Les influenceur·ses n’ont pas joué leur rôle de factotum.
Le gouvernement ne cède rien ou presque
Les annonces de Lecornu témoignent évidemment d’abord du rapport de force créé par le mouvement et de sa légitimité parmi toute la population, rapport de force imposant, après sept semaines, de « bouger », d’avancer des réponses aux revendications mises en avant. Mais, au regard de la situation dans les établissements scolaires, des conséquences pour des centaines de milliers de jeunes, avant et après le baccalauréat, ces annonces sont un enfumage montrant là aussi à quel point ce gouvernement prend les jeunes pour des imbéciles ou des syndicalistes crédules, car, comme le disait plusieurs politiciens, « les promesses n’engagent que ceux qui y croient »
La vérité des prix est que le mouvement lycéen et étudiant exigeait une rallonge budgétaire immédiate de 10 milliards pour les lycées et les facultés en 2027 (l’AES-Plus jamais ça [coalition d’organisationssyndicales, écologistes et associatives, qui vise à articuler revendications sociales et environnementales, NDT] chiffre par ailleurs à 50 milliards l’enveloppe nécessaire pour rénover et adapter le bâti. Mais au total, derrière les annonces à grand bruit du 26 octobre (« le gouvernement engage 5 à 6 milliards dans le budget », a déclaré Lecornu), le chiffrage réel représente, selon les calculs du principal quotidien économique, Les Echos, une ligne budgétaire de… 500 millions pour le budget 2027, soit moins de 10 fois moins !
Le gouvernement annonce :
- 4 milliards sous forme de prêts à taux réduits octroyés aux régions par la Banque des territoires. Cela serait donc des prêts engagés par les régions, sans aucune rallonge budgétaire de l’État.
- 1 milliard finançant des rénovations des universités…d’ici 2029, soit 200 millions pour 2027.

- Quinze mille places supplémentaires dans le supérieur (dans le budget 2027, 190 millions), alors que les organisations de jeunesse réclament cent cinquante mille places, soit dix fois plus pour que chaque jeune ayant réussi son bac puisse avoir une place dans le supérieur.
Par ailleurs, sur Parcoursup, loin de supprimer cette plateforme de sélection universitaire, comme le demandent les organisations de jeunesse, la FSU et Sud Éducation, le gouvernement renvoie des « changements » qui ne l’engage à rien à 2028, et fait ce qu’il sait faire de mieux : des « groupes de travail ». Ainsi, la sélection serait maintenue en l’état avec une explication écrite seulement motivant la cause des refus !
La grève générale s’impose
Seul gain plus concret : 1 200 postes d’enseignant·es dans les BTS (Brevet de technicien supérieur, deux ans d’études après le bac), 500 postes dans le secondaire pour aller vers 28 élèves par classe dans 50 % des lycées les plus défavorisés. Le mouvement permettrait donc de freiner les suppressions de postes, mais, avec un enseignant supplémentaire pour sept lycées, on est bien loin des besoins pour arriver à 25 élèves par classe dans le secondaire général et technologique, 20 dans les lycées en éducation prioritaire et professionnels, comme le demandent les syndicats enseignants.
En fin de compte, sans surprise, le gouvernement ne bouge pas. À une demande de 10 milliards, il répond par 500 millions d’euros ! Hors de question pour lui de remettre en cause les 270 milliards d’euros de subventions diverses offerts aux capitalistes, pour l’essentiel aux grands groupes. Hors de question de soumettre à l’impôt sur les revenus les 13 000 foyers fiscaux de millionnaires qui en sont exonérés. Hors de question de taxer les 500 plus grosses fortunes de ce pays qui ont multiplié par 14 leur patrimoine depuis 30 ans et pèsent aujourd’hui 1 128 milliards d’euros. Mais demain, ce ne sont pas 10 milliards que les salarié·es, les catégories en grève le 5 novembre, vont exiger. Ce sera la mise à niveau des salaires avec le retard pris depuis le Covid et la forte inflation, avec les prix alimentaires et ceux des carburants, les budgets de misère, non seulement pour l’Éducation nationale, mais aussi pour les hôpitaux et les services publics. C’est ce rapport de force pour imposer ces exigences qui se construit pour le 5 novembre.
En arriver à un affrontement généralisé, une grève générale réelle dans les jours qui viennent est évidemment nécessaire pour régler les comptes avec les politiques de Macron. Cela est d’autant moins simple que ce gouvernement est aux abois et à bout de souffle, réfugié derrière les boucliers des CRS. Nuñez et d’autres, comme Manuel Valls, aiment bien dire que seul « l’État détient le monopole de la violence légitime », citant partiellement le philosophe anglais du XVIIe siècle Thomas Hobbes et le sociologue allemand Max Weber (1864-1920). Pour ce dernier, cette « légitimité » venait du fait que la population acceptait l’autorité étatique, ou autrement, pour revenir à Hobbes, que cette légitimité découlait d’un accord avec la population qui acceptait le bien-fondé de l’autorité dans le cadre de ce contrat. Donc, pour eux c’était moins la violence qui était légitime que l’État lui-même, dont la légitimité découlait d’un contrat social… Le problème, c’est que Macron n’est en rien légitime et qu’il impose un gouvernement et une politique fortement minoritaires en France.
* Cet article a été écrit pour la revue espagnole en ligne Viento Sur, qui l’a mis en ligne le 31 octobre 2026 sous le titre « Un govierno contra las cuerdas ». Nous en reproduisons la version française légèrement éditée que nous a adressée l’auteur.
Léon Crémieux milite au sein du NPA-A et fait partie de la direction de la Quatrième Internationale.


