Brecht et les mauvais temps nouveaux

Édition : La fabrique, juin 2026

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Un spectre pourrait bien de nouveau hanter le théâtre politique : le brechtisme. Non pas identique à ce qu’il a été mais ajusté aux mauvais temps nouveaux.
C’est que l’oeuvre du dramaturge, poète, metteur en scène et théoricien Bertolt Brecht (1898-1956) engage le théâtre dans la lutte antifasciste et anticapitaliste. Brecht a forgé pour cela des outils (« distanciation », « gestus », « réalisme »…) et travaillé à l’élaboration d’un art populaire et combatif au service du plus grand nombre. À partir d’oeuvres théâtrales contemporaines, demandons-nous donc, avec lui, comment traverser et transformer nos « sombres temps ».
Olivier Neveux poursuit son exploration des rapports que peuvent entretenir le théâtre et la politique. Ici, la politique est communiste et elle requiert de trouver ce qui, dans la radicalité du théâtre, lui permet de participer, à sa manière, à la « destruction de l’ordre existant ».

« Le théâtre peut-il encore prétendre agir sur le réel ? L’œuvre de Brecht, parfois réduite à quelques concepts, retrouve grâce aux nouvelles générations toute sa force critique, il s’agit alors d’inventer des formes capables de déjouer l’adhésion et de rendre visibles les rapports de domination. » Les Midis de France Culture, 25 juin 2026.