La violence en spectacle

Féminisme, État punitif et figure de la victime

Édition : La fabrique, mars 2026

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Dans cet essai incisif, Elsa Deck Marsault retrace la généalogie d’un féminisme toujours plus punitif et carcéral. Elle montre comment la politisation radicale des années 1960 a été reformulée en discours sur la protection des femmes – ancré dans le récit victimaire et, en fin de compte, adressé à un État répressif.
Depuis MeToo, l’« éveil » des consciences tant célébré a également masqué une individualisation et une dépolitisation croissantes de la violence. S’appuyant sur son expérience de la justice transformatrice, Elsa Deck Marsault propose une autre voie : celle qui conçoit la violence et la réparation comme des processus collectifs, résistant à la domestication de la lutte féministe.
Ce livre appelle à une réappropriation douloureuse mais vitale de l’ambivalence et du conflit – matières premières de toute relation, qu’elle soit intime ou collective.

« À travers son essai, Elsa Deck Marsault “cherche à expliciter le cercle vicieux dans lequel le féminisme majoritaire se trouve entraîné avec l’État et le système pénal sur la question des violences sexuelles et de la prise en charge des victimes”. » Slate, 7 mars 2026.

« À l’heure où les ambitions répressives de l’État innervent de plus en plus les institutions, le féminisme le plus cohérent, qui est aussi le plus radical, doit questionner la confiance que l’on accorde à l’idéal punitif. » En attendant Nadeau, 2 avril 2026.

« Elsa Deck Marsault : “J’écris sur les violences et les conflits pour que nos collectifs cessent de se déchirer”, Socialter, 15 avril 2026.