Répondre au diktat colonial de Trump

par | 4 Jan. 2026 | Amérique latine, États-Unis, Impérialismes, International, Néocolonialisme

🕒 19 minutes

Tout le système juridique international a volé en éclats ce 3 janvier 2026. L’intervention militaire des États-Unis contre le Venezuela, l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse, ainsi que les annonces visant à installer un gouvernement dirigé depuis les États-Unis nous ramènent à l’époque coloniale et à l’empire du plus fort. L’Amérique latine a subi une atteinte à sa dignité et à sa souveraineté qui ne guérira pas facilement.

La relance de la doctrine Monroe avec son corollaire Trump confirme que les États-Unis sont entrés dans une nouvelle phase d’assaut contre les territoires riches afin de s’en approprier les ressources, de sorte qu’aucun peuple de la région ne sera épargné par cette orientation.

Doctrine Monroe et corollaire Roosevelt

La doctrine Monroe a été à la base la politique étrangère des Etats-Unis, depuis que leur 5e président, James Monroe, l’a énoncée dans son message annuel au Congrès, le 2 décembre 1823. Elle prévoit de préserver le continent nord-américain et l’Amérique latine de toute nouvelle intervention coloniale européenne et affirme de facto que l’ensemble du continent est sous le contrôle de Washington. 

Le corollaire de la doctrine Monroe, défendu par le président Theodore Roosevelt, en 1904, c’est que les États-Unis peuvent intervenir comme ils l’entendent dans les pays d’Amérique latine « pour y rétablir l’ordre ». 

« Des fautes persistantes, ou une impuissance qui entraîne un relâchement général des liens de la société civilisée, peuvent, en Amérique comme ailleurs, finir par nécessiter l’intervention d’une nation civilisée ; et, dans l’hémisphère occidental, l’adhésion des États-Unis à la doctrine Monroe peut contraindre les États-Unis, même à contrecœur, dans des cas flagrants de telles fautes ou de telle impuissance, à exercer un pouvoir de police internationale. » (Theodore Roosevelt, Message au Congrès, 6 décembre 1904).

Le dirigeant de la nation la plus puissante du monde vient d’avouer qu’au petit matin de ce jour, il a utilisé 20 bases, lancé une attaque avec 150 avions, des hélicoptères armés et des drones de dernière génération pour soumettre le gouvernement vénézuélien, massacrer les troupes et la population civile et installer un nouveau modèle de coups d’État ouvertement dirigés depuis la Maison Blanche en utilisant sa puissance navale, aérienne et son pouvoir de feu.

Pour ceux qui pensaient qu’il ne s’agissait que de fanfaronnades, l’ère de la domination territoriale continentale par les États-Unis a commencé. Les propos de Trump étaient précis : « Le Venezuela doit comprendre que ce qui est arrivé à Maduro peut arriver à quiconque fait de même ».

« Les États-Unis dirigeront la transition jusqu’à ce que le pays soit sur les rails, et ils feront gagner de l’argent au peuple » : telle est la déclaration néocoloniale inacceptable formulée par Trump. Ni Maduro, ni Delcy Rodríguez [la Vice-présidente], ni même María Corina Machado [leader de l’opposition de droite] ou Edmundo González Urrutia [autre leader de l’opposition] ne sont des figures nationales suffisamment méritantes pour entreprendre la transition néocoloniale. Ce que Trump a proposé, c’est qu’un groupe de personnes bienveillantes, qu’ils choisiront eux-mêmes, gère la transition. Autrement dit, ce seront certainement des noms « Made in USA », dociles et inconditionnels, qui seront promus.

 

Conférence de presse de Donald Trump

Le discours de Trump a été traduit en français par Le Grand continent.

Mais cela ne s’arrête pas là, Donald Trump a également annoncé que Cuba serait dans l’œil du cyclone, ce à quoi Marco Rubio a ajouté : « Si je vivais à La Havane, je serais inquiet ». En d’autres termes, serrer les rangs pour défendre la souveraineté vénézuélienne est le moyen de garantir la souveraineté de toute la région. Seule une Amérique latine unie peut faire face à l’offensive néocoloniale américaine.

Il est certain que María Corina Machado, une extrémiste de droite qui a soutenu le génocide à Gaza et s’est alignée sur tous les illibéraux du monde, a été jusqu’à présent le cheval de Troie des dernières administrations américaines. Si María Corina Machado, comme l’a dit Trump, ne jouit pas du respect de tout le peuple vénézuélien et que son discours vise à approfondir la polarisation et la division du peuple vénézuélien, ce n’est pas ce qui préoccupe les États-Unis, mais la possibilité que son leadership entre à un moment donné en contradiction avec l’agenda néocolonial qu’ils veulent imposer.

La freiner net comme l’a fait Trump exprime la décision américaine d’empêcher tout leadership ancré dans les masses de diriger le gouvernement et l’État vénézuéliens. Ils ont besoin de gouvernements faibles, sans lien organique avec les masses, qui ne puissent à aucun moment s’opposer aux politiques néocoloniales américaines.

Trump a menacé que l’attaque militaire contre le Venezuela lancée à 2 heures du matin, le 3 janvier, pourrait se répéter à tout moment si les partisans de Maduro ne s’accordaient pas rapidement sur la transition néocoloniale. La vice-présidente Delcy Rodríguez a répondu en soulignant que le seul président du Venezuela est Nicolás Maduro, qui a été enlevé, ce qui crée un dangereux vide du pouvoir, car le Venezuela a passé les dernières heures sans président en fonction sur le territoire. Les prochaines heures seront décisives pour voir comment les événements vont évoluer.

 

L’enlèvement de Maduro et la succession présidentielle

Selon Donald Trump et son cabinet de guerre contre le Venezuela, la capture et l’enlèvement de Maduro — il n’existe aucune législation qui autorise une détention de ce type — ont été planifiés pendant des mois, combinant le travail de renseignement d’agences telles que la CIA et le travail de terrain de l’armée américaine. Une fois le lieu de résidence de Maduro localisé, ses gardes ont été maîtrisés et lui-même a été arrêté avec son épouse, afin d’être transférés hors du pays. C’est la justice américaine qui sera chargée de le juger.

L’enlèvement de Maduro crée un vide du pouvoir qui doit être comblé par l’activation de la chaîne de commandement. La Constitution de 1999 prévoit que l’absence temporaire ou permanente du chef de l’État doit être comblée par la vice-présidence, occupée dans ce cas par Delcy Rodríguez. En cas d’absence permanente, elle devrait être assermentée en tant que présidente afin de convoquer des élections dans les 30 jours.

Si, au contraire, elle assume cette fonction à la suite d’une absence présidentielle temporaire, elle peut remplacer le président pendant 90 jours, prolongeables de 90 jours supplémentaires, ce qui signifie qu’elle pourrait diriger le gouvernement pendant six mois. Seize heures après que le Venezuela s’est retrouvé sans président habilité à exercer ses fonctions, la succession présidentielle permanente n’avait toujours pas été activée, mais il n’était pas non plus question d’absence temporaire, ce qui a créé une situation dangereuse d’ingouvernabilité et de vide du pouvoir.

 

Les faits

Les opérations ont débuté à 2 heures du matin, heure locale, et se sont terminées à 3 h 29 le 3 janvier 2026. Pendant cette période, le vrombissement des avions de dernière génération, des drones équipés de missiles, des hélicoptères armés et des troupes spécialisées dans les opérations chirurgicales a survolé l’espace aérien de Caracas en toute impunité. La résistance militaire locale a été minime.

Alors que toute la population s’interrogeait sur la situation au palais du gouvernement, appelé Miraflores, Maduro a été capturé et séquestré dans une maison aménagée et dotée d’un bunker, qui lui servait de résidence dans un secteur du fort militaire Tiuna. L’action américaine constitue une violation flagrante des articles premier et deuxième de la Charte des Nations unies, qui prévoient l’inviolabilité de la souveraineté et l’égalité juridique des États, interdisant le recours à la force pour dominer ou annexer des territoires.

Les installations militaires du fort de Tiuna, lieu présumé de la résidence de Maduro. Image satellite après le bombardement états-unien

Un élément qui attire l’attention lorsqu’on analyse l’attaque américaine est la résistance précaire, voire inexistante, des forces armées vénézuéliennes. Pendant une heure et demie, les avions américains ont évolué en toute impunité, attaquant des cibles prédéterminées, et c’est l’équipe de Trump qui a annoncé, quelques heures plus tard, qu’un seul avion avait été touché, mais qu’il avait réussi à regagner sa base d’opérations.

Les rumeurs qui circulaient sur les réseaux sociaux, comme contre-information, étaient qu’il s’agissait d’un coup d’État interne et que le ministre de la Défense avait été abattu. Tôt le matin, Vladimir Padrino, responsable du portefeuille militaire, est apparu vivant, confirmant l’attaque américaine, avec des missiles et des roquettes de dernière génération tirés depuis des hélicoptères, des drones et des avions américains.

Il a précisé que l’attaque s’était étendue aux États de Miranda, Aragua et La Guaira, sans présenter de données sur les morts et les blessés. Quelques instants plus tard, le ministre de l’Intérieur et de la Justice, Diosdado Cabello, est apparu, indiquant qu’il n’y avait pas de problèmes d’ordre public après les attaques et que les services de base fonctionnaient sans problème, même si certaines zones de Caracas signalaient des pannes d’électricité.

À 3 h 54, le communiqué officiel du gouvernement bolivarien a été rendu public, rejetant l’agression militaire perpétrée par l’administration Trump contre le territoire vénézuélien, sans donner d’informations sur le sort de Nicolás Maduro Moros. Il convient de noter que, contrairement aux délais bureaucratiques auxquels le gouvernement vénézuélien nous a habitués, le communiqué a été publié en un temps record.

À 5 h 20, le ministre de la Défense Vladimir Padrino López a publié une déclaration dans laquelle il réaffirme son soutien au décret d’état d’urgence extérieure émis pour l’ensemble du territoire vénézuélien. Non seulement il n’a pas donné d’informations sur ce qui était arrivé au président, mais il a réaffirmé son obéissance à Maduro lui-même, qui avait déjà été enlevé et emmené aux États-Unis.

Il était environ 5 h 40 lorsqu’un communiqué de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique – Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP) a été publié, condamnant l’agression militaire américaine contre le Venezuela.

Il était environ 6 heures du matin lorsque la dénonciation du président cubain Miguel Díaz Canel, condamnant l’attaque militaire contre la patrie de Bolívar, a été rendue publique. Par la suite, le président colombien Gustavo Petro a exprimé sa condamnation de l’attaque perpétrée par les États-Unis contre le Venezuela.

À 6 h 23, la vice-présidente Delcy Rodríguez a exigé une preuve de vie du président Maduro, reconnaissant qu’il avait été enlevé lors d’une opération militaire américaine. Quelques minutes plus tard, le gouvernement turc, pays allié du madurisme, a exprimé son soutien à la République bolivarienne du Venezuela.

À 6 h 46 du matin, il a été révélé que le ministère vénézuélien des Affaires étrangères demandait une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies. Quelques minutes plus tard, le Kremlin a condamné l’agression américaine contre le Venezuela.

À 8 h 12, le procureur général de la République, Tareck William Saab, a exigé du gouvernement de Donald Trump une preuve de vie du président Maduro. Huit minutes plus tard, le ministre des Affaires étrangères brésilien, au nom du gouvernement carioca, a condamné avec force l’agression militaire américaine contre le Venezuela.

À 8 h 39, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a précisé que Londres n’avait « en aucune manière participé » à l’opération. À 8 h 47, l’Uruguay a rejeté l’intervention militaire américaine, clairement contraire au droit international et à la Charte des Nations unies. 

Cinq minutes plus tard, on apprenait que le ministre espagnol des Affaires étrangères tenait des réunions d’urgence sur le cas vénézuélien, avec les hauts représentants de l’Union européenne.

À 8 h 57, le gouvernement mexicain a fait connaître sa condamnation et son rejet des actions militaires menées unilatéralement ces dernières heures par les forces armées des États-Unis d’Amérique contre des cibles sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela. Quelques minutes plus tard, le président Ignacio Lula da Silva a remis en question l’opération militaire de Trump, indiquant que les Américains franchissaient une ligne inacceptable.

À 9 h 30, la procureure générale des États-Unis, Pamela Bondi, a annoncé que le président Maduro serait jugé aux États-Unis, par des juges et des tribunaux américains. Les heures suivantes ont été marquées par la pression diplomatique de gouvernements comme la Russie, la Chine, l’Afrique du Sud, la Colombie et la Caricom, qui condamnent l’attaque et exigent le retour aux voies de la justice internationale.

Dans l’après-midi, la vice-présidente Delcy Rodríguez a fait une déclaration accompagnée du haut commandement militaire et des représentants des pouvoirs publics, dans laquelle elle a insisté sur le fait que le président du Venezuela était Nicolás Maduro, s’engageant ainsi dans la voie dangereuse du vide du pouvoir.

Cependant, dans la nuit, elle a finalement été assermentée par la Cour suprême de justice en tant que présidente suppléante face à une vacance temporaire, ce qui lui permet d’être à la tête du pouvoir exécutif pendant 180 jours, soit plus du mois nécessaire pour convoquer et organiser de nouvelles élections.

 

L’agression va se poursuivre

La conférence de presse du président américain a eu lieu à 12h45, heure du Venezuela. Les points centraux abordés par Trump ont été les suivants :

a) Il reconnaît la capture de Maduro, avec lequel il négociait une transition, mais selon le président, les discussions étaient au point mort.

b) Il informe que s’il ne parvient pas à conclure rapidement un accord de transition avec les autorités vénézuéliennes, les États-Unis mèneront une attaque beaucoup plus meurtrière contre le territoire, c’est-à-dire que les actions du 3 janvier marquent le début et non la fin du conflit par la voie militaire.

c) Il annonce la décision des États-Unis de rester en contrôle de la situation vénézuélienne, en maintenant le blocus naval et en favorisant un gouvernement de « bonnes personnes » qui répondra à l’équipe dirigée par lui, accompagné des secrétaires à la Guerre, à la Sécurité nationale et à l’état-major de l’armée américaine.

d) María Corina Machado ne sera pas la figure de proue de la transition car, selon Trump, « il serait difficile pour elle d’être leader. C’est une femme formidable, mais elle n’a pas le respect de sa nation […]

e) Il reconnaît Delcy comme la ligne de succession pour avoir quelqu’un avec qui discuter de la transition, et non pour la laisser au pouvoir ; à cet égard, il souligne « ils ont une vice-présidente choisie par Maduro (Delcy Rodríguez), qui est sûrement maintenant présidente. Elle s’est entretenue avec Marco Rubio et a déclaré qu’ils feraient ce que nous dirons. Elle ne veut pas faire les choses comme Maduro ».

f) Les États-Unis continueront à contrôler la transition jusqu’à ce que tout le potentiel de l’industrie pétrolière soit rétabli et que la « reprise du pays » soit mise en œuvre.

La conférence de presse de Trump est une reconnaissance de la situation néocoloniale du Venezuela, de la perte de souveraineté territoriale et politique et de la mainmise sur les richesses vénézuéliennes (en particulier énergétiques), avec la demande incohérente de restitution des terres volées, qui n’ont jamais appartenu aux États-Unis.

La conférence de presse de Donald Trump, ce samedi 3 janvier, est le lancement pratique et tangible de sa stratégie de sécurité nationale qui considère l’ensemble du continent (hémisphère occidental) comme le prolongement de ses frontières impériales.

 

Des questions qui exigent des réponses

Certaines interrogations planent dans l’air sous forme de questions, dont les réponses permettront dans les prochains jours de faire une analyse plus approfondie.

Pourquoi la sécurité militaire et personnelle du président Maduro a-t-elle échoué de manière catastrophique ? Pourquoi la réponse militaire aux opérations américaines a-t-elle été si faible, voire quasi inexistante ? À qui profite une transition sans Maduro ni María Corina Machado ? Pourquoi le gouvernement a-t-il gardé le silence pendant tant d’heures sur l’enlèvement de Maduro ? Sommes-nous face à un transfert de pouvoir à une junte civile et militaire négocié entre les autorités gouvernementales actuelles et l’administration Trump ? Si cette négociation échoue, entrerions-nous dans une longue action militaire visant à écraser le madurisme ? L’ingérence américaine jusqu’à la normalisation de la situation dans le pays passe-t-elle par l’installation de bases militaires sur le sol vénézuélien ?

Dans nos prochains articles, nous espérons aborder certaines de ces questions.

 

La réaction populaire

La vice-présidente Delcy Rodríguez, présidente par intérim selon la logique de succession présidentielle prévue par la Constitution, a appelé à la mobilisation populaire pour défendre le président Maduro et le gouvernement bolivarien. Contrairement à ce qui s’était passé lors du coup d’État contre Chávez en 2002, cette fois-ci, près de 24 heures après le début des hostilités de la part de l’administration Trump, cet appel à manifester dans les rues son soutien au madurisme n’a pas trouvé d’écho dans la population.

Seules de petites concentrations d’une centaine de personnes chacune ont été relayées par la chaîne de télévision gouvernementale. Le sentiment anti-impérialiste n’est pas généralisé et, au contraire, de larges couches de la population sont davantage mobilisées par l’anti-madurisme.

Même s’il est temps de donner la priorité à l’anti-impérialisme et à la dénonciation de l’ingérence américaine dans les affaires du Venezuela, il faut souligner que ce sentiment de nationalisme frustré d’une partie importante de la population est dû aux terribles erreurs du gouvernement Maduro, qui a décidé de tourner le dos au programme social populaire incarné par Chávez, en appliquant des recettes néolibérales avec un discours de gauche. Maduro est l’architecte de l’érosion du sentiment anti-impérialiste au Venezuela, un phénomène qui a fini par dévorer son propre créateur.

 

Que faire ?

Les secteurs démocratiques, progressistes, de gauche et révolutionnaires doivent construire une articulation mondiale, large et diversifiée, qui place l’anti-impérialisme et la lutte pour la souveraineté et l’autodétermination des peuples comme priorité mondiale, à l’ère du trumpisme et de sa doctrine de sécurité nationale.

Il est temps de donner la priorité aux points communs. En ce sens, nous soutenons l’appel lancé par de nombreux secteurs au niveau international pour nous réunir le 10 janvier, de manière virtuelle, afin de lancer une plateforme anti-impérialiste mondiale.

Face à l’offensive néocoloniale américaine, la souveraineté se défend grâce à la création d’alliances multicolores qui défendent le droit des peuples à décider de leur destin.

* Cet article a été publié sur le site Viento Sur, le 3 janvier 2026. Notre traduction de l’espagnol.

Luis Bonilla Molina est vénézuélien, membre du comité directeur du Conseil latino-américain des sciences sociales (CLACSO) (2022-2025), membre de la Campagne latino-américaine pour le droit à l’éducation (CLADE), de l’Association latino-américaine de sociologie (ALAS), de la Fondation Kairos et de la Société ibéro-américaine d’éducation comparée (SIBEC).

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